Un remède universel

 

  Cet article reprend ce qui est dit dans un commentaire, c’est pour lui donner plus de visibilité.

la question était :

Il semblerait que pour vous, la méditation devienne la solution à  tous les problèmes du monde.
C’est bien peu réaliste. Combien de gens se soucient de la méditation ??? Et comment imaginer que cela pourrait changer les choses? 
A mon avis, une conception extrêmement naïve, ne croyez-vous pas ?

La réponse était :

Détrompez-vous, je crois vraiment que la méditation peut changer le monde, mais il ne s’agit pas de nous transformer tous en lamas tibétains.

Continuer la lecture de « Un remède universel »

La concentration en méditation (2)

Modifier “La concentration en méditation (2)”

La concentration, le point délicat de la méditation, sur lequel il faut souvent revenir.

Il est essentiel d’engager son intention sincère, et alors le travail est déjà à moitié fait.

Considérons notre espace mental.

Le mental est la faculté de perception qui relie toutes les parties de notre être entre elles, et aussi avec le mental universel, l’intelligence cosmique.

Notre mental peut percevoir quatre degrés:

– des sensations corporelles: j’ai faim, j’ai froid, j’ai mal aux pieds…

– des émotions: la joie, la frustration, la croupe de ma voisine, etc…

– des idées, des pensées. Pensées ordinaires ou bien pensées structurées et avancées, raisonnement philosophique ou mathématique; etc.

– des intuitions, des illuminations comme l’éveil.

A chaque degré, on s’élève un peu plus dans le domaine spirituel.

On peut voir ça comme une échelle qui monte en haut, où se trouve la source.

On peut aussi voir ça comme des cercles concentriques, les perceptions corporelles sont les plus éloignées du centre, et les autres degrés progressivement à l’intérieur du cercle avec les intuitions et la présence de la source au centre.

Concentration: dans la méditation, on voudrait bien que l’attention (= conscience, présence vigilante) se fixe au centre pour qu’à la longue, les illuminations surgissent.

Mais notre esprit conscient a tendance à naviguer dans tous les étages. Ce n’est pas trop grave, puisqu’il ne fait que circuler dans son propre domaine, mais tant qu’il ne se fixe pas suffisamment au centre, il ne capte que des perceptions éphémères, instables, de peu d’importance.

Les enseignants disent en général de tolérer et d’observer les divagations, de ramener patiemment l’esprit au centre, sans se fâcher ni s’énerver contre les vagabondages.

Jusqu’à ce qu’il prenne sa place au centre et qu’il s’y plaise de plus en plus.

Il n’y a pas d’autre système.

Voici un procédé qui peut être utile :

La méthode consiste à écouter son souffle, tout simplement.

Cela implique beaucoup de choses, parce que le souffle est la représentation physique de notre énergie vitale, celle-là même qui provient de la source au centre et qui constitue notre être.

En écoutant le souffle, on se relie donc naturellement et sans effort avec l’énergie Originelle, notre nature profonde.

L’intérêt est de se relier à cette énergie avant qu’elle se transforme en pensées et autres perceptions de notre existence.

C’est donc très utile pour calmer l’activité mentale.

Il est aussi recommandé de centrer l’attention sur l’un des trois points du corps qui sont des points source, et qui correspondent à des chakras.

Au troisième oeil, ou au centre de la poitrine, ou au centre de l’abdomen, trois doigts sous le nombril, ce point-là est le centre de gravité du corps et aussi le point où arrivent les énergies externes avant de se distribuer dans le corps.

Donc, finalement, c’est tout simple, fixer l’attention sur un point source, et écouter le souffle.

C’est tout.

Il n’y a plus rien à faire.

On est dans l’agir (écouter pour fixer l’attention) sans agir (puisqu’il n’y a plus rien à chercher, nous sommes directement dans l’énergie Originelle qui contient tout, plus besoin de chercher quoi que ce soit.)

On peut ainsi laisser fondre les barrières qui nous séparent, et que puisse s’ouvrir l’accès au monde spirituel.

Après chaque séance, on sent bien qu’on a reçu quelque chose, et que l’évolution se fait.

Et si on pratique cette respiration abdominale muette, elle peut nous accompagner dans bien des occasions au cours de la journée où nous pouvons nous recentrer et nous réaligner avec l’Origine.

 

☯︎

La concentration en méditation

Modifier “La concentration en méditation”

Le mental ne s’arrête jamais, peut-être même pas quand on meurt.(??)

Du reste il ne faut pas s’en défaire, puisque c’est la fonction qui capte et reçoit ce qui nous vient d’ailleurs. C’est le récepteur des échos du ciel, l’écran interface.

Alors, comment rejoindre la vacuité qui nous permet justement de recevoir quand l’écran est débarrassé des images vagabondes ou parasites ?

Se concentrer, cela signifie n’avoir qu’une seule idée, rester sur une seule.

La méthode courante est de se concentrer sur une idée, une seule.

On peut choisir une seule idée qui nous parle :

-la respiration

-le mental vide

-rester sans tête

-tout larguer,

-la paix, etc…

Prenons l’exemple de « la paix »

Si je n’ai que cette idée dans l’esprit, elle tend à évacuer les autres, parce qu’elle occupe toute la place à elle seule. Elle permet de ressentir la détente dans tout les corps, muscles et articulations, et matière grise.

Elle permet de renvoyer au loin tous les soucis du quotidien Elle peut s’intégrer à la respiration, devenir la respiration. Elle peut laisser monter un bien-être profond qui relaxe et apaise (c’est la production d’endorphines.)

Elle peut n’être d’abord qu’une idée de paix assez creuse comme un son sans écho, mais elle va devenir plus riche si on la maintient avec constance, en répétant le mot mentalement comme un très lent mantra à chaque respiration.

Etonnamment quand il n’y a plus que cette seule idée, elle rassemble tout le pouvoir du mental,  et finalement, elle a tendance à disparaître.

C’est comme une capsule spatiale qui nous a emmenés de l’autre côté et qui ensuite nous dépose dans l’espace d’énergie divine, dans l’état d’unité, là où il n’y a plus rien à chercher, plus rien à attendre, car ce qui nous parvient ne dépend pas de nous.

La paix devient un état vécu, de même nature que notre être profond et de même nature que la quiétude de l’énergie source.

Il faut bien sûr s’y reprendre à plusieurs fois, les idées parasites ne sont pas bien loin, mais tout le progrès qu’on peut faire vient de notre application patiente, et on peut être surpris d’ arriver  assez facilement au but que l’on recherche, c-à-d. établir un contact silencieux.

********

Chacun peut trouver la méthode qui lui convient le mieux.

En voici une particulièrement intéressante. Elle vient des monastères des monts sacrés de Wudang, au centre de la Chine.

Pour aller vers le vide et le silence mental, elle propose simplement d’écouter son propre souffle.

Se concentrer sur le Dantian (chakra abdominal) pratiquer la respiration abdominale, et écouter son souffle que l’on dirige vers le Dantian.

Ecouter le souffle aide beaucoup à calmer le mental,

c’est dons un bon support de concentration,

et le souffle lui-même est le symbole de l’énergie céleste que nous recevons, c’est comme sentir directement l’énergie que l’on capte.

On trouve le point où tout s’arrête, où il n’y a plus de questions, plus de pensée active.

********

La paix dans tous les coeurs.